Code postal : 90000
Population : 50244 hab.
Superficie : 1703 ha
Altitude : 358 mètres
Habitants : les Belfortains
Fête patronale :

       
BELFORT
Blason de la ville de BELFORT
Blason : Au-dessus de la Légion d'honneur, décernée à la ville en 1896, il pourrait s'agir de la tour des Bourgeois, du donjon, du château médiéval ou d'une figuration dérivée de l'étymologie de Belfort. Sur fond rouge à l'époque autrichienne, le blason est devenu bleu en 1698, marque de la francisation survenue aux traités de Westphalie en 1648.


Belfort, dont l'origine du nom vient sans doute d'une contraction de "beau" et "fort", apparaît dans l'histoire en 1226, au bas du traité dit de Grandvillars qui met fin à une guerre opposant Frédéric II de Ferrette à Richard, Comte de Montbéliard.
Un bourg se développe à l'abri d'un château fort bâti sur une roche inaccessible.
Et en 1307, Renaud de Bourgogne, comte de Montbéliard lui donne ses lettres de franchise.

Belfort devient autrichienne par une succession de mariages.
C'est une place forte des Habsbourg jusqu'à ce que Charles le Téméraire la reconquiert pour une courte période de 1469 à 1474.

La guerre de 30 ans, met fin à une longue période de développement et de relative aisance.
Assiégée par les Suédois en 1632, la ville est prise, puis reconquise et ce, plusieurs fois. Belfort en sort dévastée.

En 1636, Louis de Champagne, Comte de la Suze s'en empare pour le compte du Roi de France.
Et en 1648, le traité de Westphalie officialise Belfort comme ville française.

Louis XIV, après la fronde durant laquelle Belfort avait fait secession, offre la ville en 1658 au Cardinal de Mazarin. Sa nièce Hortense Mancini en hérite.
Et ses descendants, les Grimaldi, Princes de Monaco, jusqu'à la Révolution, règneront sur "beau-fort".

Entretemps, Belfort sous la houlette de Vauban, est fortifiée selon les plans particulièrement modernistes pour l'époque. La Citadelle se veut imprenable. Les travaux de fortifications dureront une vingtaine d'années.
Elle résistera à trois sièges. Deux en 1815 et le fameux siège de 1870.
Denfert Rochereau ne déposera des armes face aux Prussiens que sur injonction du Gouvernement Français. La défense héroïque de Belfort lui vaut de rester française alors que l'Alsace est annexée.

En 1872, de nombreux Alsaciens choisissent l'option française et viennent s'installer à Belfort et dans les faubourgs. C'est la renaissance de la Ville et son formidable essor économique, la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques s'implante à proximité des Faubourg de Belfort et ne tarde pas à devenir le premier employeur de la ville. Elle construit des locomotives et des installations ferroviaires, elle deviendra Alstom plus tard. Des entreprises de tissage dont la célèbre maison DMC ; Dollfus-Mieg et Compagnie, entreprises de constructions industrielles, avec familles et main-d'oeuvre choisissent également Belfort.

Après la guerre de 1871, elle fut séparée de l'Alsace et devint le chef-lieu d'une unité administrative distincte qui, en 1922, reçut le statut de département.
De 8000 habitants en 1872, la population passe à 25 000 en moins de vingt ans. Le Belfort moderne était né.