LES MAIRES

1794:Pierre-Joseph RICHE
1814:Jean-Pierre DUCOMTE
1820:Jean-Marcel BERGET
05/1821 - 01/1835:Xavier MICHELAT
01/1835 - 05/1871:Pierre ROY
05/1871 - 05/1888:François ROY
05/1888 - 12/1906:Jules BIDAUX
12/1906 - 09/1945:Joseph MOINAT
1914 - 1918:intérim assuré par Adolphe KOENIG
09/1945 - 03/1959:René NOIRAT
03/1959 - 07/1967:Maurice MOINAT
07/1967 - 06/1995:Bernard TALON
Depuis 06/1995:Denis BANDELIER

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LES CURÉS

1232:Abbé GUILLAUME
1233:Vicaire JEAN
1297 à 1310:Abbé EUDES (de Belfort)
1342:Vicaire GUILLAUME de Bure
1343:Abbé HANDMYNS
1346 à 1349:Abbé ANDRE (de Granvillars)
1359:Abbé JEAN L'APOSTOILLE
1491:Abbé GRENAT
Plusieurs curés successifs, de noms oubliés, en 1483, 1496, 1545 et 1553. C'est à cette époque, vers 1575, que la nef de l'église fut reconstruite en style gothique tardif, sans changer le plan de l'édifice
1588 à 1610:Abbé KINNI
1618:???
1621:Abbé GUYERE (ou CUIERE ?)
1648 à 1651:Abbè GAINNERAT
1651 à 1656:Abbé FUSIER
1656 à 1675:Abbé PELETIER (ou PELOTIER ?), originaire de Porrentruy
1675 à 1700:Abbé GAYNON
1687 à 1693:Vicaire DOCOURT
1700 à 1704:Abbé FLOTTAT (ou FLOSTAT ?)
1704 à 1749:Abbé DE MOIGNOT (ou Claude MOIGNAT ?). Il y a encore une grande pierre ronde à ses initiales "CM" datée de 1705 dans le sous-sol du presbytère.
1739 à 1742:Vicaire PETEY
1742:Vicaire ROMER
1742 à 1743:Vicaire BOURQUIN
1743 à 1745:Vicaire MEUSY
1745 à 1749:Vicaire CHOFFAT
1749 à 1785:Abbé SIBLOT. C'est lui qui a béni les deux cloches actuelles de l'église en 1767 et 1772. Son monument funéraire se dresse toujours à la gauche du portail principal de l'église
1749 à 1754:Vicaire SIMON
1770 à 1773:Vicaire BURNOL
1775 à 1778:Vicaire GIRAUDEAU
1785 à 1810:Abbé GIRAUDEAU (précédemment vicaire)
1810 à 1829:Abbé JUSTER. Ce prêtre avait refusé de prêter le serment civique et, émigré pendant la période de la Révolution, il avait servi dans "l'armée de Condé" contre les armées de la République. Sa pierre tombale avec une inscription en français est visible dans la nef de droite de l'église, à demi cachée par un harmonium.
:Vicaire SONGEON
1829 à 1847:Abbé COURAUD (ou COURAND), originaire de Lachapelle-sous-Rougemont.
1847 à 1854:Abbé MARION. Ce prêtre ne crut pas devoir s'opposer pas à la fin des pèlerinages des malades mentaux lors de la plainte du Docteur Muston , praticien de Beaucourt qui jugeait qu'il s'agissait d'une simple superstition. L'abbé Marion fit alors installer le tombeau de Saint-Dizier (dit "Pierre des fous) dans la sacristie où on peut le voir actuellement, lors de travaux de restauration de l'église en 1854.
1854 à 1871:Abbé VILLEMIN, qui souhaita rester dans une paroisse du diocèse de Strasbourg lors de l'annexion de l'Alsace par les Prussiens et fut nommé curé de Montreux-Jeune, village dont les habitants n'avaient jamais parlé le dialecte germanique alsacien mais qui n'en devint pas moins "Jungmünsterhol" de 1871 à 1919 et de nouveau de 1940 à 1944.
1871 à 1879:Abbé DONZE. C'est sous son ministère que le clocher fut rehaussé d'un étage en 1875, et que la paroisse fut rattachée à l'archevêché de Besançon, la plus grande partie du diocèse de Strasbourg étant passée dans le domaine allemand après la guerre de 1870-1871.
1879 à 1908:Abbé FAIVRE. Il était le petit-neveu de l'abbé JUSTER cité ci-dessus. C'est sous son ministère que fut aménagée la crypte sous le choeur afin de mettre en valeur et exposer à la vue des fidèles le sarcophage de l'évêque Dizier. C'est lui, et son successeur, qui étaient en fonction au moment des inventaires des biens de la "Fabrique" et de la confiscation de ses "fondations" par le percepteur de Delle, en application de la loi de séparation des églises et de l' Etat de 1905.
1908 à 1912:Abbé GALLAND. Prêtre très actif qui devint ensuite curé de Grandvillars puis vicaire général de l'archevêque de Besançon. Il eut à signer le bail de location des locaux du presbytère, devenu propriété communale, non sans protester car le tarif fixé était supérieur à celui adopté dans les communes voisines. C'est également lui qui régla le problème de l'électrification de l'église en liaison avec les deux communes de la paroisse, désormais propriétaires en indivision de cet édifice du culte.
1912 à 1937:Abbé ROY. Il était né à Lebetain en 1858 et avait été baptisé à l'église de Saint-Dizier dont il devint le curé en 1912. C'est sous son ministère que fut érigé et inauguré le 26 septembre 1920, dans le cimetière, en accord avec les maires des deux villages, le monument "aux soldats morts pour la France", qui regroupe les noms des victimes des deux communes de Saint-Dizier et Lebetain constituant alors une seule paroisse catholique. Le 20 septembre 1932, son "jubilé sacerdotal" fut célébré dans tout le village par une procession entre des guirlandes fleuries. Un "reposoir" avait été aménagé au calvaire situé à la sortie du village sur la route de Croix. La cérémonie fut malheureusement interrompue par un ouragan qui emporta toutes les guirlandes et renversa l'échafaudage du reposoir et la croix du calvaire ...
1937 à 1975:Abbé MARTIN. Il avait assuré en plus de ses fonctions sacerdotales, pendant plusieurs années, la tâche de secrétaire de mairie. Son action pendant l'occupation allemande pour aider, secourir et faciliter le passage en Suisse de réfugiés, notamment de religion israélite, lui avait valu la croix de chevalier de l'Ordre national du Mérite en 1972 qui lui fut remise au cours d'une cérémonie devant son église par Monsieur Bailly, Secrétaire d'Etat.
1975 à 1990:Abbé ROSSETTI. Ce fut le dernier curé désigné, en titre, pour la paroisse de Saint-Dizier, qui est rattachée désormais à un ensemble de paroisses relevant du nouveau diocèse créé en 1979 à Belfort-Montbéliard et qui regroupe Croix, Delle, Lebetain, Saint-Dizier, et villars-le-Sec.

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PERSONNALITÉS

- L’évêque DIZIER (Desiderius)
qui a vécu à la fin du VII° siècle et dont l’histoire parfois embellie par des détails hagiographiques ou légendaires a déjà été évoquée dans la rubrique de l’histoire religieuse.
Sa vie a été racontée dans un texte rédigé vraisemblablement au VIII° siècle par les moines de Murbach. Le manuscrit en latin ne permet pas de désigner avec certitude de quel diocèse il était évêque : Rennes, Rodez, ou peut-être Rouen ? (les textes indiquent tantôt Rhudunensis, tantôt Rhedonensis, Rhodonis ou Hyrodonis...). Un "bref" du Pape Pie VI (qui a régné de 1775 à 1799) avait accordé des indulgences plénières annuelles aux fidèles qui invoquaient sa mémoire par des prières au temps pascal et lors de la fête patronale dans le village en septembre de chaque année. Ces indulgences avaient été renouvelées par le Pape Léon XIII (qui a régné de 1878 à 1903).
Les circonstances de l'assassinat à Croix de Desiderius et de son diacre Regnifridum pour les voler ne constituent pas un véritable "martyre" de la foi chrétienne au sens théologique du mot mais plutôt un "fait divers" de l’époque, qui est toujours resté en mémoire dans l’histoire du pays, les victimes ayant été un prélat et un religieux, personnages importants à l’époque dans une contrée isolée.

- L’abbé François GIRAUDEAU (1748-1810)
Il fut le dernier curé nommé par les moines de Murbach et de Lure avant la Révolution. Il était le neveu de l'abbé Siblot son prédécesseur, dont il avait été le vicaire. Favorable aux idées nouvelles, il prêta le serment civique à la Constitution civile du clergé (non reconnue par le Pape) et se fit inscrire aux clubs des Jacobins de Delle et de Belfort en mai et juin 1791.Cette attitude "révolutionnaire" ne fut pas très bien appréciée par ses paroissiens, qui allèrent parfois entendre la "vraie messe" dans une paroisse voisine (Bure) hors du territoire français. L'abbé Giraudeau n'en fut pas moins emprisonné quelque temps sous la "Terreur" en juillet 1794 (thermidor de l’an 2), puis se rétracta de son serment civique après le Concordat entre le Pape Pie VII et le Premier Consul Bonaparte en 1802. Il fut alors admis par l'archevêque de Strasbourg à reprendre son sacerdoce jusqu’à sa mort en 1810.
Il assurait le secrétariat de la commune et était à ce titre "officier public" pour "l’état-civil des citoyens" à sa création en 1792 tout en continuant à tenir (non plus en latin mais en français) les registres paroissiaux "BMS" (baptêmes, mariages, sépultures), Il reprit la rédaction en latin de ces registres religieux le I°janvier 1806, date à laquelle le calendrier révolutionnaire fut abandonné sous Napoléon I°. Il convient de préciser que les registres "BMS" étaient les seuls documents d'identification des personnes sous "l'Ancien Régime", ce qui posait un problème pour les "non-catholiques", problème résolu en 1792 par la création de "l'état-civil" que nous connaissons depuis la Révolution, avec des registres dans chaque commune et un second exemplaire de ces documents au Greffe du Tribunal d'instance du département.

- L’abbé Jacques JUSTER (1751-1829)
Il fut le premier curé nommé par l'évêque de Strasbourg selon les règles concordataires applicables après la période révolutionnaire et impériale. Il était issu d’une famille de Valdoie, avait émigré pendant la Révolution et servi dans "l’armée de Condé" contre les armées de la République.
Il était très apprécié de ses paroissiens durant la période du renouveau religieux sous la Restauration et, à sa mort, a été inhumé dans l’église où on peut toujours voir sa pierre tombale avec une inscription en français. Sous son sacerdoce, une croix monolithique avait été élevée au centre du village lors d’un jubilé en 1826. Cette croix se trouve toujours contre un pignon du bâtiment où viennent d'être installés les locaux de la Mairie (en juillet 2005).

- L’abbé Joseph FAIVRE (1846-1914)
Curé de la paroisse de 1879 à 1908. Ce prêtre était le petit neveu de l’abbé JUSTER cité ci-dessus et a été le promoteur de la mise à jour et de l’exposition à la vue des fidèles, de 1880 à 1882, du sarcophage de l’évêque Dizier, après les fouilles, la construction et l’aménagement de la crypte, sous le chœur, en liaison avec M. Jean-Jacques Dietrich qui était le Secrétaire général de l'administration du "Territoire" et les autorités diocésaines, notamment l'abbé Anglade, vicaire général à Besançon. Le sarcophage de pierre, dont le couvercle était brisé, avait déjà été retrouvé lors des travaux de 1852-1854 mais il avait été laissé enterré dans le sol. Pour le financement des travaux, l’abbé Faivre avait ouvert une souscription dans le diocèse et dans le public de la circonscription territoriale qu’on appelait encore le "Haut-Rhin (administration du territoire de Belfort").
Au cours des fouilles, un "mur cintré" situé autour de l'une des extrémités du sarcophage, sans doute vestige des fondations de l'église ou de l'oratoire primitif, fut retrouvé sous le choeur mais ne fut malheureusement pas sauvegardé et aucun dessin ou photographie n'en a été retrouvé.
Cependant, l'abbé Faivre avait mentionné dans son livret "Saint-Dizier", édité en 1899, qu'il n'avait pas détruit ce "mur cintré" mais simplement implanté la crypte à l'intérieur de l'espace disponible (on remarque à ce sujet la forme du mur du fond de la crypte, dont les deux angles sont coupés). L'abbé Faivre mentionnait également dans cette brochure que "le long des parois de ce mur cintré", se trouvaient les restes de plusieurs cadavres, quelques planches pourries auxquelles étaient fixés quelques galons en soie, ainsi qu'une paire de souliers. Il s'agissait sans doute d'anciennes sépultures d'ecclésiastiques. Ces objets tombèrent en poussière, sauf les ossements, et l'abbé Faivre fit déposer le tout au cimetière de la paroisse.

- Pierre DORCY (1908-1986)
Né à Saint-Dizier-l'Evêque en 1908, Pierre Dorcy était l'un des fils d'un petit industriel du village qui travaillait au hameau du Val. Il a fait carrière dans l'armée de l'Air, étant déjà titulaire dans la vie civile d'un brevet de pilote d'avion : adjudant-chef, pilote de chasse, puis lieutenant et promu capitaine de réserve à son départ du service actif . Pendant la campagne de France en mai et juin 1940, avant l’armistice du 25 juin 1940, il avait abattu six appareils allemands aux commandes d’un avion de chasse "Morane 406", dont deux chasseurs du type "Messerschmitt Bf 109" au cours de la même mission. Ayant remporté six victoires aériennes, Pierre Dorcy est cité parmi les "as" de l'aviation française en 1939-1945.